L’étude des dyslexies développementales permet de mieux comprendre la nature des mécanismes cognitifs impliqués dans l’apprentissage de la lecture et des prérequis à cet apprentissage. L’impact du niveau de langage oral de l’enfant sur l’apprentissage de la lecture a été largement démontré ainsi que l’impact des capacités de segmentation de la chaîne parlée en unités pertinentes (mot, syllabe, rime, phonème). Ces deux aptitudes ne sont d’ailleurs pas indépendantes et ce sont les enfants qui ont le meilleur niveau de langage oral, et notamment le vocabulaire le plus riche, qui développent le plus rapidement de bonnes capacités de segmentation.
VALDOIS (Sylviane), “Ce que la dyslexie nous enseigne sur la lecture et son apprentissage”, dans Observatoire de la lecture, Nouveaux regards sur la lecture, CNDP / Savoir Livre / Hachette Livre, 2004, p. 239.
