Pourtant, si la lecture n’est pas un acte de communication immédiate, elle est, finalement, objet de partage. Mais un partage longuement différé, et farouchement sélectif.

[...] Quand un être cher nous donne un livre à lire, c’est lui que nous cherchons d’abord dans les lignes, ses goûts, les raisons qui l’ont poussé à nous flanquer ce bouquin entre les mains, les signes d’une fraternité. Puis, le texte nous emporte et nous oublions celui qui nous y a plongé…

PENNAC (Daniel), Comme un roman, Paris, Gallimard, coll. “Folio”, 1992, p. 96-97.