Lire, écrire, compter - L’Express  Annotated

tags: allègre, bentolila

  • Un texte déjà ancien - 2002 -, d’une remarquable actualité
     - post by cjacomino

Si tant est qu’on puisse faire confiance aux évaluations, il semblerait que l’apprentissage de la trilogie des fondamentaux se soit détérioré il y a une vingtaine d’années. Il ne s’est pas redressé depuis, malgré les efforts réels des divers ministres. Pourquoi cette dégradation, alors que le nombre d’élèves à l’école primaire n’a pas varié depuis cinquante ans, que les taux d’encadrement se sont améliorés et que la fréquentation de l’école maternelle a augmenté?

La première raison est sans doute le changement de nature de la population des élèves. Le nombre d’immigrés a considérablement augmenté. Or ces élèves vivent souvent dans des milieux qui ne sont pas francophones et sont souvent «inculturés». On comprend facilement leurs difficultés à maîtriser la langue française. A cela s’ajoute le fait que ces élèves parlent dans les banlieues des volapüks multiples qui déforment et défigurent la langue. Je ne trouve pas ces dérives amusantes dans un tel contexte.

Nathalie Collard : Un bon début | Éditoriaux | Cyberpresse  Annotated

tags: quebec

Chose promise, chose due. La ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, a livré un plan d’attaque pour l’amélioration du français à l’école, qui reprend presque point par point les recommandations du comité Ouellon sur l’apprentissage de l’écriture. Difficile d’être contre la vertu, les objectifs de la ministre font l’unanimité.

France Info - Chroniques  Annotated

tags: maternelle, suchaut

  • A. Bentolila n’est donc pas seul à parler de la maternelle
     - post by cjacomino
le travail de Bruno Suchaut pour l’Institut de recherche en économie de l’éducation de l’université de Dijon. Intitulé Comment prévenir l’échec dès la maternelle, il montre que l’origine sociale des élèves, qui pèse évidemment, n’est pas le seul critère qui compte. Dès le CP, une différence existe entre les enfants qui sont à l’aise avec les nombres ou bien qui savent se situer dans le temps et ceux qui peinent. La différence de réussite par la suite est importante. Et plus on avance dans l’école élémentaire, plus les facteurs prédictifs du parcours ultérieur se réduisent ; il n’y en plus que trois en CE2 : l’orthographe, le calcul mental et la capacité de concentration. Et plus que deux à l’entrée en 6e : le calcul et la compréhension de ce qu’on lit.

Violaine Ballivy : Quand on se compare, on se console | Actualités | Cyberpresse  Annotated

tags: bentolila, cogis, manesse, évaluations

«Le scandale de l’illettrisme!» L’automne dernier, Le Nouvel Observateur a consacré sa une et un dossier étoffé à la piètre maîtrise des Français de leur langue, dont ils sont pourtant si fiers. L’Hexagone était en choc. Giflé dans son orgueil par le rapport d’un comité d’experts mandaté par l’État.
Les parents s’en doutaient: en 2006, 73% jugeaient que la grammaire et l’orthographe sont moins bien enseignées qu’avant (selon un sondage TSN-Sofres). Les experts aussi. Au terme d’une enquête auprès de près de 3000 élèves, les chercheuses Danièle Manesse et Danièle Cogis ont montré que le niveau de français d’un élève de 13 ans correspond à celui que possédait un élève de 11 ans en 1987. Enfin, en décembre, l’enquête internationale PISA montrait que les compétences en lecture des Français de 15 ans stagnent un peu en dessous de la moyenne des 30 pays de l’OCDE.

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