Longue conversation téléphonique, hier après-midi, avec Christian Bonrepeaux du Monde de l’éducation, à propos de la simplification de l’orthographe. Je lui disais que la question de savoir jusqu’où pourrait aller cette réforme est, bien sûr, difficile. Incertaine. Il existe des spécialistes du sujet, dont je ne suis pas. En revanche, il me paraît important de relancer le débat. D’abord parce que l’irrégularité de notre système orthographique a un coût social exorbitant qu’il convient de souligner. Il s’agit là d’une exigence de respect et de considération à l’égard de ceux qui sont les premiers à en faire les frais. Je veux parler de ceux qui viennent de l’étranger, qui vivent dans des banlieues qui ressemblent à des camps de réfugiés et qui connaissent l’échec scolaire depuis leur plus jeune âge. Les irrégularités de notre système orthographique ont pour conséquence 1. qu’ils ont le plus grand mal à apprendre à lire, 2. qu’ils n’ont à peu près aucune chance de sortir de l’école en sachant écrire le français de façon correcte.
Notre système orthographique leur rend particulièrement difficile d’obtenir les diplômes de niveau supérieur qui sont nécessaires, en France, pour obtenir un emploi. Mais il a pour conséquence surtout qu’ils vivent leur scolarité dans une situation de souffrance et de confusion psychologiques dont ils auront beaucoup de mal ensuite à se remettre.

janvier 2, 2008 at 7:39
La révolusion de l’ortograf è déja komansé é èl se propaj rapideman -) http://www.ortograf.net