• Les résultats du bac ont été publiés aujourd’hui… La joie de ceux qui réussissent ne doit pas nous faire oublier que toute institution est faite pour évoluer avec son temps… On peut trouver du charme à la loterie comme à la corrida. Ce n’est pas sur le principe de ces jeux qu’il convient d’établir notre système d’éducation…

    tags: bac, selection, guité

    • Il y a des limites à ce que la pédagogie peut accomplir dans un cadre et une culture qui étouffent l’enseignement. Le système scolaire, avec son programme de formation standardisé, ne pourra jamais satisfaire aux besoins de tous les élèves. Croit-on réellement fondre la jeunesse dans un même moule? Cela est d’autant plus invraisemblable maintenant que les nouvelles technologies se substituent à l’école comme source de transmission des connaissances.
  • J’ai d’abord cru qu’on proposait aux enfants une reconstitution illustrée et commentée du voyage d’Ulysse. Mais non, on leur propose d’abord d’écrire eux-mêmes leur journal de vacances. Beaucoup de familles (les parents surtout) s’enthousiasmeront pour cette idée, mais il est hélas facile de prévoir que le résultat sera décevant (pour les enfants surtout). Quand osera-t-on interroger ce postulat aujourd’hui universellement admis selon lequel les enfants peuvent et doivent entrer dans la culture de l’écrit en écrivant eux-mêmes plutôt qu’en lisant, comme cela s’est fait dans toutes les sociétés traditionnelles, et comme eux-mêmes sont naturellement enclins à le faire? Il y a là un mystère très étrange… qui tient au doute qui travaille les adultes au moment de transmettre… On voudrait bien enseigner, mais à la condition de ne pas avoir à décider ce qu’il convient de transmettre dans la culture dont nous sommes héritiers… On voudrait bien que les enfants apprennent, mais sans avoir nous-mêmes à nous poser en maîtres… La technologie ne nous dispensera pourtant pas d’assumer cette place.

    tags: vacances, journal

    • Au fil du journal et au moyen de thèmes évoquant les principaux moments d’un voyage ou d’un séjour en vacances, l’enfant est invité à raconter ses vacances par des textes, des dessins, des collages, des jeux et autres activités. Pour la première fois, les plus jeunes peuvent compter sur leur propre carnet de voyage, à l’image de leurs parents!

Statistiques

Les statistiques de fréquentation de voixhaute.com depuis novembre 2007. Plutôt encourageant, non?

  • Pour une politique volontariste

    tags: Davidenkoff, France-Info

    • Renforcer l’apprentissage des fondamentaux – lire, écrire, compter. Et évaluer les performances des écoles à partir de tests nationaux. Ce sont les deux piliers de la réforme de l’école primaire en France. Les Etats-Unis l’ont fait en 2002. Question : est-ce que ça marche ?
  • Comment faire pour se passer de l’aide des parents, comme de tout autre adulte ou camarade?

    tags: stylo

    • Un stylo qui lit les livres ? C’est l’invention de la marque américaine LeapFrog qui vient de lancer cet ingénieux gadget. Mais patience, il faudra attendre jusqu’à la rentrée des classes pour se le procurer. Pour s’en servir, il suffit simplement de passer la pointe du stylo lecteur sur chaque mot pour qu’une voix intégrée les prononce au fur et à mesure. Un vrai jeu d’enfants !
  • Ici le livre est promu d’abord comme support de communication à l’intérieur d’un groupe, de parents d’abord, de citoyens ensuite, par extension

    tags: angola, communication

    • Le ministre angolais de la Culture, Boaventura Cardoso, a affirmé, jeudi, à Luanda, que le livre comme support fondamental du développement de la créativité et de la personnalité des enfants viabilisait l´exercice de la démocratie.

      Intervenant au cours de la cérémonie d´ouverture de la deuxième édition du Jardin du Livre Infantil à la Place de l´Indépendance, le gouvernant a réaffirmé qu´une oeuvre littéraire facilitait l´exercice de la démocratie, vu qu`elle permet au citoyen de s´informer, communiquer, discuter et participer ou exercer la démocratie.

  • Venez me rejoindre au festival du livre (jardins Albert 1er) demain à partir de 15.55…

    tags: illettrisme, francophonie, nice, raoul, mille, festival

    • L’écrivain niçois, qui participe au Festival du livre de Nice depuis sa création, avait envie de passer à l’action. Aussi n’a-t-il pas hésité lorsque Christian Estrosi lui a proposé de figurer sur sa liste aux municipales, avec la mission de s’occuper de toutes les manifestations autour du livre et de l’histoire. Elu conseiller municipal en mars, cet amoureux des mots a été nommé délégué à la culture, la littérature, la lutte contre l’illettrisme et l’histoire. Vaste programme ! Mais ce n’est pas tout : l’auteur des « Amants du paradis » a récemment vu la liste de ses attributions s’allonger. Désormais, ce sexagénaire veillera aussi sur le Centre universitaire méditerranéen (CUM) et sur l’abbaye de Roseland.

      Le Point : Le Festival du livre a pour thème « L’amour de la langue française ». Que signifie être amoureux du français ?

      Raoul Mille : C’est l’amour des mots. La langue est notre patrimoine, notre histoire. Il faut en être fier. La déperdition des mots est une prison sociale. Ne pas pouvoir s’exprimer, c’est s’enfermer dans la solitude.

Lieu: Saint Laurent du Var (SLV).

Participants:
Dominique BATLLE (Inspectrice de l’éducation nationale), Virginie CIPRE (VH), Zoé CLAUZEL (interface pédagogique en association), Mira DELANNAY (ville de SLV), Daniela ISTRATE (PRE ville de SLV), Annie JACOMINO (VH), Christian JACOMINO (VH), Michèle LUDWIG (VH), Dvorah (Françoise) MASSA (VH), Yves REVEST (ass. APIC 06), Nathalie ROSSA (anim. ville de SLV), Joëlle TOUTIN (VH), Sylvie VAILLE (anim. ville de SLV), Frédérique VRIGNAUD-TOUSSAINT (VH).

1/ Christian Jacomino, docteur en sciences du langage, directeur des ateliers Voix Haute.
La problématique générale des ateliers Voix Haute en ce printemps 2008 s’articule sur la double référence qui nous traverse, d’une part à la pédagogie, à la linguistique et à la psychologie développementale (soit des disciplines intéressées par la cognition), d’autre part à la psychologie clinique et à la psychanalyse.
Ma proposition est double:
Je pense que le professionnalisme des métiers de l’enseignement et de l’accompagnement scolaire doit être amélioré. Il ne suffit pas de bons sentiments pour enseigner. Ni d’une solide éthique. Il faut encore que la pratique pédagogique s’appuie sur l’utilisation de technologies adaptées, c’est-à-dire, aujourd’hui, sur les nouvelles technologies de la communication et de l’information, et surtout qu’elle soit éclairée par les disciplines scientifiques qui la concernent: linguistique (pour l’enseignement du français et des langues) et psychologie développementale. Je parle bien de disciplines scientifiques qui regardent la cognition. Celles-ci se sont beaucoup développées au cours des dernières années, et il est regrettable de constater qu’on les méconnait assez largement en France, en particulier dans les IUFM.
Mais je pense aussi que ce nécessaire progrès que l’on a à attendre du côté de la pédagogie ne signifie nullement qu’une démarche plus rigoureuse, plus volontariste et par suite plus normative suffirait à « gommer les inégalités ». Je suis d’accord avec les psychanalystes pour considérer que l’échec scolaire est d’abord un symptôme. Ce qui signifie que, de même qu’on ne fait pas pousser une plante en tirant dessus, on ne fera pas progresser les enfants en les faisant entrer de force dans les apprentissages. Nous devons même accepter de considérer qu’une meilleure pédagogie n’a pas nécessairement pour effet de « réduire les inégalités », que parfois elle les creuse au contraire.
Dans nos ateliers, nous nous efforçons de développer une pédagogie novatrice, harmonieuse, naturelle et vivante. Celle-ci doit permettre à tous les enfants de faire le plus de progrès dont ils sont capables. Elle doit permettre, en particulier, à ceux qui sont issus de milieux modestes de révéler leurs talents. Car certains (il semble qu’on commence à peine à s’en apercevoir) ont beaucoup de talent qu’un système normatif et égalitariste ne permet pas de révéler. Le privilège démesuré accordé dans notre système éducatif à l’écrit sur les activités orales a des conséquences désastreuses, en particulier pour les jeunes issus de l’immigration, majoritaires dans ce qu’Alain Bentolila appelle les ‘zones de relégation’, et qui auraient besoin qu’on leur apprenne la langue alors que leurs professeurs en sont déjà à leur proposer l’approche d’une littérature dite ‘classique’ de caractère très élitiste (qui dira les dégâts causés par le Supplément au Voyage de Monsieur de Bougainville de ce pauvre Diderot dans nos classes de lycée, le moindre Simenon, ou le moindre Hemingway ferait tellement mieux l’affaire). Mais surtout cette pédagogie Voix Haute doit permettre à tous les enfants de nouer ou de renouer un rapport joyeux et apaisé avec l’étude.

2/ Chloé Lacoste, psychologue, doctorante en psychologie développementale: Place de la méthodologie Voix Haute dans l’accompagnement des enfants en difficulté scolaire (ICI).

3/ Dominique Batlle, Inspectrice de l’éducation nationale: L’élève en difficulté scolaire (ICI).

4/ Frédérique Vrignaud-Toussaint, psychologue, psychanalyste, responsable de la supervision des ateliers Voix Haute: Clinique de l’échec scolaire (ICI).

Je débattrai avec Michel Segal, auteur de l’Autopsie de l’école républicaine (éd. Autre Temps, février 2008), le samedi 28 juin à 15.55, dans le cadre du Festival du livre de Nice (Jardins Albert 1er). Je serais heureux de vous y retrouver et de signer à votre demande mon livre intitulé Après l’école, qui vient de paraître aux éditions Baie des Anges.

Michel Segal anime un blog intitulé L’école sans complaisance auquel, en attendant, je vous invite à accéder ICI.

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